Vallée d'Aspe

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Promenade en vallée d’Aspe

vallon_dAnaye_La vallée d’Aspe, dans les Pyrénées-Atlantiques, est la vallée la plus occidentale du parc national, ourlée à l’est par la vallée d’Ossau et à l’ouest par celle du Barétous. Elle commence à Escot et serpente le long du gave pendant près de 30 kilomètres jusqu’au col du Somport. Les sommets les plus élevés : à l’est le pic de Sesques ( 2 606 mètres) et au sud ouest le pic d’Anie ( 2 504 mètres).

La vallée d’Aspe, c’est la rencontre avec la culture.

 

Signaltique_D.Pelletier_1Les pèlerins en route pour Saint-Jacques de Compostelle après une escale à Oloron Sainte-Marie remontaient la vallée pour passer la frontière au col du Somport et s’arrêtaient à l’hospital de Borce.

Sur le gave s’en allaient par radeaux, vers les chantiers navals, les forêts pyrénéennes. Le roi Louis XIV souhaitait des bateaux. On creusait dans le flanc de la montagne pour atteindre la forêt et ramener des troncs pour construire, d’un seul tenant, d’immenses mâts. Ainsi est né le chemin de la Mâture.

L’histoire, c’est encore le Fort du Pourtalet, incroyable geôle aujourd’hui ouverte au public pour visite.

La vallée d’Aspe, c’est aussi une montagne vivante d’hommes et de troupeaux ; des estives et des bêtes traites chaque jour pour fabriquer le fromage.

La vallée d’Aspe, c’est l’intensité de la vie sauvage. Dans des vallons secrets, dans l’obscurité des forêts, une faune riche et discrète passent et disparaissent.

Enfin, la vallée d’Aspe c’est deux tons, le vert et le rouge. Vert intense des forêts, des estives et rouge des grès.

Le chemin de la Mâture

4465-025Au milieu du XVIIIème siècle, le patrimoine forestier de la vallée d’Aspe est exceptionnel. Une richesse qui n’échappe pas à la Marine Royale en quête de mâts pour ses vaisseaux et frégates. L’exploitation de la Mâture débute en 1766, sous le règne de Louis XV. Des centaines d’ouvriers, forgerons, charpentiers, aspois, basques et bretons notamment, envahissent la forêt du Pacq.

Le chemin de la Mâture est creusé à la barre à mine sur 1,2 kilomètre de falaise à pic. Comment les attelages de bœufs pouvaient-ils acheminer leur chargement de troncs de sapins sur une voie aussi périlleuses surplombant 200 mètres de vide ? En bas, le village d’Athas devient un port avec des ateliers, des magasins, une scierie.

Un bassin relié au gave permet de lancer les radeaux de troncs qui étaient alors conduits au fil de l’eau, jusqu’à la fosse à mâts à Bayonne. L’exploitation de la Mâture a cessé en 1780.

Ce chemin est aujourd’hui un itinéraire de randonnée.

 

Le plateau de Lhers

Hameau d’Accous, le village de Lhers est situé à 1 000 mètres d’altitude et compte quelques 40 habitants permanents. Les fermes sont dissiminées sur l’ensemble du plateau comme posées sur un tapis de verdure. Avant la montée en estive et à l’automne, le plateau accueille les troupeaux et demeure parfaitement entretenu. Les canaux d’irrigation sont toujours en activité. Le vert des pâturages se marie avec le vert de fougères. Toujours ramassée, elle est séchée pour servir de litières aux troupeaux pendant l’hiver.

Avant la haute montagne et sa minéralité, c’est la douceur des formes et des couleurs qui apaisent et enchantent sur ce plateau.

Le cirque de Lescun

168_diaporama_aiguilles_dAnsabreDans un amphithéâtre d’aiguilles calcaires modelées par le vent, la pluie et la neige, au cœur d’un écrin de verdure est niché le village de Lescun à 870 mètres d’altitude.

Le site est le point de départ idéal de multiples randonnées de tous niveaux : la Table des Trois rois (2 421 mètres), le Billare (2 390 mètres), les Aiguilles d’Ansabère (2 360 mètres), les Orgues de Camp Long (1 902 mètres) , le lac de Lhurs, les cayolars d’Anaye…

Cascades, ruisseaux, troupeaux et pâturages…

 

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