Vallée d'Aspe

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

ACCOUS

Accous_b_12Ancien « Capdulh » (chef-lieu moyen-âgeux) de la vallée d’Aspe, Accous est situé au débouché de la Berthe dans le « vallon ». Cette implantation est favorable pour son ensoleillement à l’aurore et au crépuscule, mais au midi les crêtes de l’Arapouy lui portent ombre, surtout les jours d’hiver. Le pointement d’ophite dit « le Poey » et le monticule où trône la colonne Despourrins encadrent le bourg. Implanté en bordures de rues, l’habitat est aggloméré en une dizaine d’îlots d’importance inégale.

Tandis que la voirie s’organise selon une trame ondulante à partir de trois axes orientés est-ouest et parallèles au torrent. Parcelles exiguës intra-muros et larges prairies en périphérie dessinent un contour net. L’espace est compté. Dans les écarts, le hameau de Jouers aligne ses maisons sur le pourtour d’un léger mamelon et le quartier de Lhers, sur un plateau pastoral face à Lescun, égrène ses bordes.

AYDIUS

P1000055Sur un versant « a so » (soulane), Aydius s’accroche à la montagne entre deux ravins : celui d’Arrosq et d’Arles d’une part et celui d’Escreps d’autre part. Ce relief a favorisé la création de fontaines en périphérie immédiate des maisons.

Le village s’organise selon un réseau de ruelles qui épousent les courbes de niveaux reliées entre elles par des « carrerots » créant un système viaire à l’échelle du piéton et des animaux de bât. Sa situation en « cul de sac » et le cirque qui l’entoure lui confèrent une ambiance de « bout du monde » suspendu dans le temps. A l’entrée du village, le fronton joue les utilités pour stationner les véhicules. Au centre, les places « Cap de la Carrère » et « Médevielle » forment le cœur du village.

BEDOUS

Accous_27Le bourg primitif s’est implanté sur le cône de déjection du Gabarret. Il s’organise initialement autour de la rue Notre-Dame puis développe plusieurs faubourgs au XVIIe et XVIIIe siècles en bordure des rues adjacentes.

La route impériale, au tracé rectiligne, amorce un recentrage des activités économiques et l’arrivée du train en 1914 induit l’urbanisation du quartier de la gare. A la fin du XXe siècle, lotissements et équipements publics s’égrènent au sud, le long de la route nationale 134, dans un urbanisme chaotique.

Le hameau d’Orcun, bordé par le torrent et les pointements d’ophites que le glacier n’a pu niveler, a su préserver son identité de village-rue. Bourg et hameau jouissent d’un large ensoleillement grâce à l’ouverture du vallon du Gabarret.



BORCE

P1110772bAncien chef-lieu du « Vic d’en Haut », Borce s’organise autour d’une « carrière » sinueuse installée en terrasse. Les maisons du XVIe au XXe siècles s’y alignent, liées dans un effet de miroir avec le village d’Etsaut en contrebas.

Deux torrents ponctuent le vieux village, le Boussoum et le Bergerot, formant deux entailles prononcées. Au lieu-dit de Cebers, sur quelques centaines de mètres, plusieurs ponts se sont stratifiés au cours des siècles : pont médiéval sur l’emprise de la voie romaine, puis vicomtale et empruntée par les pèlerins jacquaires : pont de la route impériale ; pont de la voie ferrée ; pont de la route nationale aujourd’hui abandonné pour la voie rapide et son nouvel ouvrage sur le torrent de Bélonce.

 

CETTE-EYGUN

Cette_1A la Révolution, les deux villages ont formé la commune de Cette-Eygun. Cette est installé sur un épaulement glaciaire. Son emplacement lui permet de jouir d’une large perspective sur la vallée et d’un ensoleillement à peine contrarié par le pic de Coucourou.

Le village s’étire sur une rue unique qui épouse la courbe de niveau. Eygun occupe la terrasse alluviale du gave sur la rive droite. Le village vit dans l’atmosphère humide du fond de vallée.  Il est encadré par la route impériale et la ligne de chemin de fer et ponctué aux deux extrémités par l’église et la mairie-école d’expression IIIe République. Le « Saligue » domestiquée s’oppose aux divagations du gave. Les torrents, Larriaoü qui chemin dans le ravin d’Audeillance et le Souhet forment deux frontières naturelles.

 

ESCOT

Installé sur une terrasse au-dessus du lit majeur du gave d’Aspe, il est limité au sud par le Barescou, en provenance du col de Marie-Blanque. Une croix souligne symboliquement la présence du torrent. En amont, le défilé annonce la vallée.

Le viaduc avec son arche impressionnante (56 mètres de portée) renforce cette image de seuil. L’église, telle une sentinelle, laisse deviner la présence du village-rue. Le tracé de la « carrère » s’infléchit au contact de la montagne et l’ouverture du vallon lui fait bénéficier des premiers rayons de soleil.

 

ETSAUT

4465-034Etsaut est installé sur le cône de déjection du Sadun. Il est contraint par le gave et ses risques d’inondations, par la montagne et ses risques de chutes de blocs et d’avalanches. La place centrale a été réalisée au prix d’un effacement du torrent dans sa traversée du village.

En fond de vallée, il ne bénéficie que d’un ensoleillement limité. Au chemin médiéval dominé par la maison forte s’est juxtaposée la route pour la mâture puis la ligne de chemin de fer. Le gave d’Aspe descendait les troncs pour la construction navale jusqu’au pont d’Athas où des radeaux étaient formés pour atteindre l’Adour. Etsaut s’associe au village de Borce dans une vision réciproque.

 

 

LEES- ATHAS

Au pli de la montagne Léès et Athas se sont développés sur la terrasse du lit majeur de la rive gauche du gave d’Aspe. L’ancien « saligat » a favorisé la création d’un réseau de canaux. Tournés tous deux vers l’orient, les villages profitent du soleil matinal bienfaisant hiver. Léès est urbanisée selon une trame en boucles organisée à partir d’un point central : l’église.

Athas, de taille modeste comparativement à Léès, adopte une urbanisation sinueuse en village-rue dédoublée avec la création du chemin de la mâture en provenance de la forêt d’Issaux. Les cimetières autour des églises ayant été désaffectés, un nouveau lieu de sépultures a été implanté à mi-chemin entre les deux villages.

LESCUN

0138-015Dans un site dolomitique en forme de cirque, Lescun est dominé par le pic d’Anie, le Billare, l’Ansabère et la Table des Trois Rois. Il profite d’une exposition favorable à l’ensoleillement, sur un versant méridional. Installées sur un étagement de terrasses et contenues par des murs de soutènement, les maisons sont distribuées par une trame maillée.

Les multiples carrefours conjugués avec les murs de pierre qui la bordent créent une ambiance de labyrinthe désorientant le visiteur. Les fontaines sont présentes à chaque coin de rue, issues pour la plupart de sources naturelles. Le torrent le plus proche : le gave de Lescun en contrebas du village collecte, les petits rus qui suintent sur le versant. La taille de ce village est liée à son ancien statut de baronnie.



LOURDIOS-ICHÈRE

0130-015Constituée en 1820, la commune de Lourdios es tissue de la réunion de deux hameaux, l’un, ancien « bordalat » d’Osse-en-Aspe installé dans la vallée sauvage du Lourdios et l’autre disséminé sur les flancs septentrionaux du vallon de l’Arricq, autrefois rattaché à la paroisse de Sarrance. Jusqu’en 1964, l’accès au village se faisait par Issor.

Depuis, les routes du col d’Ichère et de la forêt d’Issaux ont été ouvertes. Les fermes et granges s’éparpillent dans un site relativement bien ensoleillé. Le torrent « L’Arricq » en constitue la colonne vertébrale et l’élément structurant du paysage avec ses ponts et passerelles. A la confluence entre le Lourdios et l’Arricq, le pont de pierre marque la frontière avec la Soule.

OSSE-EN-ASPE

Osse-en-Aspe est bâti sur la terrasse supérieure du gave d’Aspe, au débouché du l’Arricq dans le « vallon ». Il est protégé au nord par deux mamelons d’ophite et bénéficie d’un bon ensoleillement tant à l’est qu’au sud. Les constructions se serrent les unes contre les autres, les murs en mitoyenneté sont fréquents. S’infléchissant au contact du « Castet », les chemins irriguent aux quatre ponts cardinaux, à l’est vers les estives et la forêt d’Issaux, au nord vers les granges sur les pentes du Layens, à l’ouest vers la saligue du gave et le bourg de Bedous, au sud pour rejoindre Athas et Léès. Au cœur historique du village, les ruelles sont plus denses, désorientant un instant le visiteur.

SARRANCE

4465-035Situé sur un replat alluvionnaire, de la rive gauche, le village épouse un large méandre du gave d’Aspe formant autrefois un « saligat ». La rue médiévale est ponctuée à son extrémité méridionale par le monastère. La route impériale, puis la voie de contournement viennent successivement former un quai sur le torrent.

Respiration dans une vallée encaissée, ce petit vallon favorise un bon ensoleillement des maisons lovées au pied du « Trône du Roi ». Les chapelles semblent monter la garde aux abords des ponts et le calvaire s’ouvre sur un panorama du village. Le site a été propice à la création d’une place de village structurée par plusieurs petits édifices remarquables : croix, fontaine monumentale, lavoir, chapelle de l’ancien cimetière.

 

URDOS

03015_049La haute vallée s’ouvre au soleil entre les forges d’Abel, départ du tunnel transfrontalier et le défilé du Portalet gardé par le fort. Le village d’Urdos s’accroche à une terrasse aux marches de cette vallée suspendue. Il s’organise à partir d’une structure viaire parallèle, au contraste saisissant. L’étroite rue médiévale est bâtie en continu. Elle est bordée de maisons anciennes. La passerelle enjambant la voie ajoute une note pittoresque. La route impériale est large, bâtie en discontinu, commerçante, bordée de maisons postérieures à 1830.

Comme pour protéger ce poste douanier, deux monumentales croix de mission en marquent les entrées. Entre les deux voies, des « carrerots » dont certains ont conservé le pavage à l’ancienne, font la couture entre deux époques. Au sud, l’Arricq avec son talweg constitue une limite naturelle du village et accueillait autrefois le lavoir.