Vallée d'Ossau

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ARUDY

Arudy_O_F1Pour avoir une idée de la variété et de la qualité des marbres d’Arudy, il suffit de regarder de plus près la fontaine de la place centrale, le sol sous les arcades de la mairie et l’escalier menant à celle-ci. La patine des ans et le pied des passants leur ont donné un aspect particulièrement doux et velouté. L’importance du bourg (3 000 habitants) tient aux activités économiques variées : les carrières de marbre, les scieries, les fonderies et les ateliers de mécanique. Une des rues du centre ville a aussi abrité des tanneries jusqu’au début du XXe siècle. La curieuse enfilade de lavoirs de part et d’autre du canal servait aux lavages des peaux.

Le cœur du village possède de nombreuses maisons du XVIe et XVIIe siècles aux linteaux et claveaux sculptés. Appelé aujourd’hui « maison d’Ossau », l’ancien hôtel de Pouts est une grande et belle demeure du XVIIe siècle. Elle abrite une intéressante collection de préhistoire et des expositions et la vie pastorale ossaloise. En face de la maison, une halle où se tient le marché le mardi.

Arudy est le seul bourg pyrénéen possédant une rue baptisée « Rue du Parc National ».

 

 

ASTE-BÉON

Blesten3387Au pied des falaises de la Pène de Béon (1 028 m) abritant la Réserve naturelle d’Ossau, où nichent les vautours fauves et l'espace muséographique « la Falaise aux vautours », le village s’étire le long du faible espace compris entre le gave et les falaises.

Non loin de l’église, s’égrènent quelques très anciennes maisons, l’une d’elles porte la date de 1581. Pour accéder aux greniers à foin, de massifs escaliers sans garde-corps s’adossent aux granges.

Le château du XVIIIe siècle au jardin plein de charme, possède un puissant pigeonnier au bord du gave. Les rues présentent de superbes perspectives, la place centrale possède une ordonnance particulièrement réussie. L’ensemble respire l’équilibre et l’harmonie architecturale.

 

 

 

BÉOST

BostLe village occupe les dernières pentes qui rejoignent le fond de la vallée où se tenait pour la Saint Michel la plus grande foire aux brebis de la vallée. L’église, remaniée au XVe siècle, jouxte d’une part l’abbaye laïque, appelée localement le château, et d’autre part une maison forte aux proportions plus discrètes. D’anciennes maisons du XVIe siècle s’égrènent dans le village. Une judicieuse initiative a conduit à placer sur quelques maisons de discrets panonceaux afin de commenter les cartouches ou clefs de voûte les plus remarquables. Ces inscriptions expriment la foi simple et fervente qui animait les propriétaires, elles montrent aussi les conséquences de périodes ultérieures plus troublées : les fleurs de lys martelés par exemple. Les bâtisseurs ont laissé de nombreux cartouches où leurs outils sont représentés.

 

BESCAT

Bescat_D_F1Bescat se trouve dans le prolongement nord-ouest de Sévignacq-Meyracq sur la moraine latérale de l’ex glacier d’Ossau. Il possède depuis le belvédère du cimetière, une vue exceptionnelle sur le bassin d’Arudy et l’ouverture de la vallée.

De nombreux murs de soutènement permettent de « lire » l’histoire géologique de la vallée : blocs erradiques, galets roulés, blocs d’andésite de l’Ossau, schistes, calcaires…

 

 

 

BIELLE

Bielle_K-04Son rôle dans l’histoire de la vallée explique ses dimensions et la richesse de son patrimoine architectural. Bielle fut en effet jusqu’au XVIIe siècle le chef-lieu valléen, le siège de la « Jurade » qui réunissait les représentants de tous les villages d’Ossau.  Ses nombreuses rues offrent des perspectives ouvertes : de presque partout dans le village, on voit les montagnes environnantes.

Entre les maisons s’intercalent jardins potagers et vergers, des vignes débordent parfois des murs. Le ruisseau de l’Arriu-Mage traverse le village. Il alimentait les fontaines, les abreuvoirs, les lavoirs et de nombreux moulins. Plusieurs opulentes maisons des XVe et XVIe siècles possèdent fenêtres à meneaux, linteaux et cartouches sculptés d’une haute qualité esthétique.

A cause de l’activité agricole, les maisons possèdent souvent de grands portails pour l’accès du bétail ou des charrettes. Ces portails sont prétextes à l’évocation d’une symbolique sculptée évoquant la fécondité, la fertilité ou la protection.

 

BILHÈRES

Bilhres_H_F1Le village domine un vaste plateau incliné, parsemé de prairies de fauche closes de haies et bein entretenues. Il es organisé selon trois quartiers : Ourdos, Lies et Arroust, que l’on distingue bien depuis la route qui mène au col de Marie Blanque. Ses maisons sont des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles et possèdent des claveaux sculptés dont le plus ancien est daté de 1558.

Le lavoir-fontaine-abreuvoir, très authentique, est dans un excellent état. Situées à Ayous, Aas de Bielle et Magnabaigt, la commune de Bilhères partage ses estives en indivision avec celle de Bielle à raison de 5/12 pour Bilhères et 7/12 pour Bielle. Les actions de restauration entreprises par la municipalité en 2 000 ont permis de remettre en état : murs, escaliers et fontaines.

 

 

 

 

BUZY

Buzy3279En parcourant le bourg, on s’étonne de rencontrer sept lavoirs-abreuvoirs. Cette présence s’explique par l’organisation du village en quartiers mais aussi par l’importance des troupeaux de bétails qui furent dans les temps anciens et encore aujourd’hui, particulièrement nombreux. Disposant de vastes terres plates en piémont sur les landes du gave et d’estives étendues en montagne, soit en indivision, soit en propre, la communauté de Buzy réunit d’excellentes conditions pour l’élevage de vaches et de brebis. En effet, posséder des terres qui puissent produire la nourriture d’hiver est un atout que n’avaient pas toutes les communes de montagne. Ces dernières étaient par le passé obligées de pratiquer de ce fait une transhumance d’hiver en direction du Lot et Garonne ou de la Gironde.

 

CASTET

Castet_06Le village se signale par ses deux édifices emblématiques bien visibles : l’église et le château-donjon, tous deux dominant le lac créé lors de l’édification du petit barrage sur le gave d’Ossau par la SNCF.

Découverte en 2004, la présence dans ce lac de la loutre et de la cistude (tortue d’Europe) est une véritable nouveauté. Le plus beau panorama du village est sans doute celui observé depuis le cimetière, posé sur le haut de son piton et entouré de ses vieux murs.

 

 

 



EAUX-BONNES

Eaux_Bonnes_Posée sur un replat traversé par le torrent du Valentin, dominée par les hêtraies sapinières qui viennent effleurer les premières maisons, Eaux-Bonnes est une « ville » thermale en pleine montagne. Places, façades XVIIIe et surtout XIXe siècles des maisons bourgeoises sont des spectacles inattendus pour le visiteur.

Les grandes résidences au charme ancien et qui donnent à la grande place, dite Darralde, sa monumentalité, sont accolées à la falaise et étonnamment étroites. C’est le cas de l’Hôtel des Princes, construit sur le modèle des bâtisses initiées par le baron Haussmann.  Des restaurations remarquables ont été entreprises.

Elles redonnent tout leur lustre à des résidences comme le « Continental ». Au XIXe siècle, de nombreuses personnalités des arts, des lettres et du spectacle viendront prendre les eaux dans ce cadre romantique. L’impératrice Eugénie, sensible aux charmes des Pyrénées, en fera sa station attitrée.

 

 

GERE-BELESTEN

Blesten3387Installé au pied des pentes du Plaa de Soum (1 391 m) le village domine le fond de la vallée et jouit d’une excellente vue sur les falaises de la Réserve naturelle nationale d’Ossau.

Il est intéressant, ici comme dans tous les villages de la vallée, de regarder la nature des pierres qui composent les murs de soutènement des jardins ou des prairies de fauche : il s’agit souvent d’une belle roche verte : l’andésite du pic du Midi. d'Ossau Parfois aussi, les murs intègrent d’énormes blocs roulés et usés apportés par l’eau et les glaciers.

 

 

 

 



IZESTE

Iseste_01Comme Louvie-Juzon sur l’autre berge du gave, Iseste commande, rive gauche, l’entrée de la vallée. Le village a connu de nombreuses et violentes crues ; six en 1909 et 1974. La maison forte du XIVe siècle est de dimensions impressionnantes. La mairie est une ancienne abbaye laïque, du XVIe siècle tout comme l’église. A coté de celle-ci se trouve un vestige assez rare : un pilori daté de 1682.

Dans la rue principale, se dissimule derrière une haute clôture la maison familiale de Théophile de Bordeu, célèbre médecin qui, avec son père, Antoine de Bordeu, fut le créateur du thermalisme pyrénéen au XVIIIe siècle.

Vers la sortie ouest du village, le cimetière réalisé en 1856, avec sa grande porte en auvent et ses murs épais, jouxte la maison du garde-barrière et l’ancienne voie ferrée Pau-Laruns. Au linteau d’une vaste maison de la rue principale, un des plus beaux claveaux de la vallée : la célèbre Mélusine, à ne pas confondre avec la sirène décrite par Charles de Bordeu dans « terre de Béarn ».

LARUNS

Laruns_BAu débouché des gorges profondes du Hourat, Laruns est la commune la plus vaste d’Aquitaine et s’étend jusqu’à la frontière espagnole. La halle avec ses arcades, accueille le marché hebdomadaire et la foire aux fromages à l’automne. La place centrale s’orne d’une belle fontaine en marbre offerte par M. Coudurat, un enfant du pays qui fit fortune dans le commerce à Saint-Pétersbourg. Des pierres de réemploi sculptées de vaches, ours, brebis, anges ou sirènes, proviennent de l’ancienne église paroissiale détruite en 1801 par une crue de l’Arriussec. Face à l’église, un monument est dédié à Jean-Baptiste Guindey, enfant de Laruns. Il tua en 1806 à Saafeld le prince Louis de Prusse. Une rue du port rappelle le temps où la forêt de Laruns était exploitée pour fournir des mâts à la Marine Royale française.

 

 

LOUVIE-JUZON

Louvie_Juzon_DLe mot « Juzon » signifie « d’en bas » par opposition à Louvie « Soubiron » (d’en haut). Le village commande l’accès à la vallée sur la rive droite du gave. Sa situation au débouché du chemin du piémont pyrénéen venant de l’est a sûrement contribué au développement de son activité économique. D’anciennes carrières, aujourd’hui fermées, participaient à sa richesse.

Les tailleurs de pierre étaient nombreux, raison pour laquelle sans doute figure dans l’église un grand tableau de leur saint patron : Saint-Ambroise. L’église, dédiée à Saint-Martin, est particulièrement intéressante et surtout son mobilier sculpté avec notamment l’orgue du XVIIe siècle. Dans le village, les maisons possèdent des linteaux sculptés aux motifs floraux, généralement du XIXe siècle.

 



LOUVIE-SOUBIRON

Louvie-Soubiron_BSitué rive droite du gave, sur les pentes ouest assez dénudées du pic d’Auzu (1514 m), le village est protégé des vents remontant la vallée par un petit éperon rocheux boisé. L’église est complètement excentrée par rapport au village et se trouve en balcon au-dessus de la vallée. La partie supérieure du village est bâtie sur les pentes qui se redressent de manière à laisser toute la place aux cultures.

Elle offre un bel ensemble de maisons modestes et anciennes, imbriquées dans des ruelles tortueuses et pentues. De longues galeries ornent les murs sud-ouest de quelques maisons. La vue sur le versant ouest de la vallée et notamment sur le pic de cinq monts est superbe.

 

 

 

LYS

Lys_J-01_F1Lys, situé dans un vallon des contreforts du piémont, est un ancien territoire annexé à la commune de Sainte-Colome, érigé en commune autonome à partir de 1858, date de sa fondation. C’est un village dont l’activité principale est traditionnellement tournée vers l’élevage des vaches et des brebis. Il possède de belles et monumentales maisons dispersées sur les coteaux.

En 1864, le cimetière fut déplacé à l’écart du village. Les édiles y placèrent une croix initialement destinée à l’entrée de l’église. Les dimensions de l’école sont impressionnantes. Elle abritait l’école des garçons et celle des filles dont la direction fut confiée à des religieuses de l’ordre des Servantes de Marie qui logeaient sur place.

 

 

 

 



SAINTE-COLOME

Sainte_Colome_BSainte-Colome est un trésor d’architecture rurale montagnarde. Le « château » du XIIIe siècle, en partie en ruine, est l’un des monuments les plus anciens de la vallée. L’église est entourée de maisons à la décoration raffinée. Nombre d’entre elles sont ornées de clefs d’arc dont les plus anciennes sont datées de 1557, 1563, 1579 et 1585. L’inscription de 1709 en langue ossaloise sur le presbytère est difficile à déchiffrer mais intéressante.

Depuis le mamelon du calvaire, un vaste panorama permet de découvrir le village et son site. Mais c’est dans les rues pittoresques organisées selon une trame bouclée que le visiteur goûtera le mieux au charme de cette bourgade. La découverte peut se poursuivre sur les traces de la « viossalaise », chemin de crête emprunté par les troupeaux valléens en transhumance vers les landes du Pont Long et dont le point de départ est à Sainte-Colome.



SEVIGNACQ-MEYRACQ

Svignacq2896Le village-rue, avec ses nombreuses maisons des XVIIIe et XIXe siècles s’allonge sur les crêtes de la moraine frontale de l’ancien glacier d’Ossau, ce qui lui procure de belles vues en terrasse sur tout le bassin d’Arudy.

Il possède un élégant château de style Renaissance adossé à l’église.  Sévignacq-Meyracq appartiennent au Syndicat du Bas Ossau mais ne possèdent aucune montagne en propre.