Les vallées de Bagnères-Campan

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BAGNÈRES-de-BIGORRE

Bagnresite2Un véritable art thermal et urbain caractérise Bagnères-de-Bigorre. Il peut se décliner en quelques thèmes architecturaux et paysagers principaux :

- L’eau (l’Adour, l’Adourette, les thermes, les bassins, les fontaines, les canaux…) ;
- Le végétal et l’usager (cours, passages, ruelles, allées, jardins, parcs et places…) ;
- La façade sur rue ouverte (élégantes baies élancées, galeries et loggias en bois, grandes lucarnes de toit, devantures…).

Un paysage cultivé et un paysage de montagne s’ajoutent au paysage du XIXe siècle et complète le visage bagnérais. En continuité des passages et rues du cœur de la ville, les allées thermales se transforment progressivement vers la lisière (au-delà du Bédat et de la colline Bragard, éternels remparts au développement de la ville au sud et à l’ouest) en chemins d’accès aux prés et aux granges forianes isolées des Soulagnets, avant de devenir des sentiers pastoraux dans les estives d’Esquiéou et du Col de Couret. Plus loin au sud, le long de l’Adour de Lesponne, aux pieds du Monné et des pics de l’Oussouet et du Montaigu, quelsques quartiers de granges dispersées dans des vallons (Ardazen, Altala, Matara, la Glère, Gréziolles, le Hourc…) et de nombreux pars s’étirent jusqu’au Chiroulet. Les pars ou parcs sont de petits regroupements resserrés de granges et d’habitations équipées de cours et de jardins. Ils sont installés en fond de la vallée, le long de la voie d’accès, là où le terrain est le moins raide, face au sud et à distance du torrent.

 

CAMPAN

campan_bourgLà où les pentes sont les plus fortes, le végétal non maîtrisé a repris des forces et dans les prairies, de nombreuses rigoles se sont refermées. Cette description de la fin du XVIIIe siècle par Ramond de Carbonnières est encore perceptible aujourd’hui.

L’exceptionnelle densité et la constance dans l’organisation des granges et des maisons en enfilade, face ou autour d’une cour, entre les prairies travaillées, tel est encore le visage des vallées campanoises. L’important réseau de voies, rues et chemins irriguant les vallées en courbes parallèles fédère un bâti qui semble dispersé, mais reste organisé. Ce dispositif égrène en quelques points caractéristiques des concentrations plus importantes :

- la Séoube, pôle de liaison des hauts quartiers d’Esipiadet, des Sarrats, et de la Laurence,
- le gros bourg-carrefour de Sainte-Marie aux confluents des vallées des Adours de Payolle et de Gripp
- puis en bout de chaîne, le bourg principal de Campan, village-rue dense coincé entre l’Adour et les premières pentes de la vallée qui forme comme une porte d’accès, un couloir plus resserré canalisant le passage.