Connaître pour mieux préserver

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4466-066Pour protéger la grande diversité de la faune, de la flore, des habitats et du patrimoine culturel, le Parc national des Pyrénées poursuit l'inventaire et l'évaluation du patrimoine naturel et culturel. L’ensemble de ces travaux de connaissance est nécessaire pour mener à bien les missions de gestion conservatoire ainsi que pour aider à un développement économique harmonieux de ce territoire.

 


Une grande diversité faunistique et floristique

L’irrégularité du climat, l’hétérogénéité du substrat, la position de carrefour biogéographique et de barrière physique, ainsi que la variabilité du gradient d’humidité lié tant à l’altitude qu’à la continentalité ouest – est, contribuent à la forte richesse écologique du Parc national des Pyrénées. Tignas_M.EmpainL'isolement géographique des Pyrénées et sa situation de massif alpin le plus au sud de l'Europe en font aussi un haut lieu d'endémisme.

Le territoire du Parc national est ainsi doté d’une grande variété de milieux (plus d’une centaine de types d’habitats ont été recensés dans les Hautes-Pyrénées) et est riche de plus de 500 espèces de vertébrés, 50 000 espèces d’invertébrés et 4 000 espèces de plantes.

Toutefois cette richesse, fruit tant de l’histoire géologique de ce massif que de l’histoire de l’occupation humaine, évolue rapidement ces dernières décennies sous l’influence de l’évolution des sociétés montagnardes et du changement global.

70 espèces fragilisées

Plus de 250 espèces de vertébrés reproductrices, et plus d’une centaine d’espèces migratrices ou hivernantes sont recensées sur le parc national.  70 d'entre elles sont considérées comme « En Danger », « Vulnérable » ou « Rare ».
Malgré un effort soutenu d’inventaire, des lacunes persistent, notamment sur l’évaluation de l’état des populations et des habitats d’espèces de groupes comme celui des amphibiens, des reptiles ou des chiroptères.

Parmi les invertébrés, si plusieurs centaines d’espèces ont été répertoriées, des groupes entiers restent méconnus. La répartition des espèces rares et menacées est partielle et le lien entre diversité d’un groupe (odonates, orthoptères, lépidoptères …) et état de conservation d’un habitat est souvent mal connu.