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Réserves naturelles

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Le parc national est gestionnaire de 2 réserves naturelles nationales : la Réserve naturelle nationale du Néouvielle et la Réserve naturelle nationale d’Ossau.

 

Réserve naturelle nationale du Néouvielle


4534-002Territoire de haute montagne, la Réserve naturelle nationale du Néouvielle se situe dans la partie centrale de la chaîne des Pyrénées. Elle appartient au bassin hydrographique de la neste d’Aure, affluent de la Garonne. Elle fait partie de la vallée d’Aure. La Réserve naturelle nationale du Néouvielle appartient aux communes d’Aragnouet, Aspin-Aure, Saint-Lary Soulan et Vielle-Aure. La Réserve naturelle nationale du Néouvielle s’étage de 1 800 mètres à  3 091 mètres d’altitude au pic du Néouvielle.

 

Paysages

Il y a 300 millions d’années, le granite du Néouvielle est né d’une intrusion magmatique dans les profondeurs de la terre. Des phases successives d’érosion et de soulèvement ont peu à peu formé cols et brèches. Les glaciers du quaternaire ont modelé le paysage actuel, cirques à fond plat, lacs et arêtes.

La protection d’une haute crête et l’orientation du massif vers le sud confèrent à la réserve un microclimat plus chaud et plus sec, à l’origine du relèvement des limites de la vie.

 

Richesses naturelles

Traquet_P.DunoguiezL’arbre du Néouvielle est le pin à crochets. Son nom lui vient du crochet caractéristique qui termine chacune des écailles de son cône. Il croît ici jusqu’à 2 600 mètres, son record d’altitude en Europe.

De nombreux arbres morts donnent l’impression d’un dépérissement de la forêt, mais il n’en est rien. Le climat sec du Néouvielle induit un ralentissement de la décomposition du bois mort ; des pins peuvent ainsi rester secs sur pied pendant plusieurs années, constituant une opportunité pour de nombreux insectes xylophages.

Les milieux ouverts, mosaïques de bosquets de pins, de landes à rhododendrons et de pelouses, sont le refuge d’une multitude de passereaux : rouge-queue, venturon, traquet, pipit et bec-croisé. Ce dernier porte bien son nom : un curieux bec aux mandibules croisées lui permet d’extraire les graines des cônes.

DrosraLes milieux aquatiques abritent aussi la diversité de la vie : 571 espèces d’algues et plus d’un quart des espèces françaises de sphaignes.

Lacs et torrents abritent deux célèbres espèces endémiques pyrénéennes : le desman, petit mammifère aquatique et l’euprocte, proche des tritons. Le crapaud accoucheur survit à 2 400 mètres en restant tétard pendant plus de dix ans.

Les tourbières lacustres sont l’univers des sphaignes et des droséras qui piègent les insectes sur leurs feuilles rouges collantes. L’ambiance acide des ces milieux ralentit la décomposition  des matières végétales. Les tourbières racontent ainsi l’histoire des climats au cours des derniers millénaires.

Ces richesses naturelles ont fait la célébrité de la réserve dans le monde scientifique.

Ainsi, la Réserve naturelle nationale du Néouvielle a été créée dès 1936 par la Société d’Acclimatation de France, sous l’impulsion des professeurs Chouard et Bressou. Elle est reconnue officiellement le 08 mai 1968. Depuis 1978, la gestion a été confiée au Parc national des Pyrénées. Un décret de 1994 reprend entièrement et abroge celui de 1968.

 

Activités

pastoralisme._La Réserve naturelle nationale du Néouvielle n’est pas un milieu vierge. Les troupeaux ovins et bovins paissent sur les estives et entretiennent les milieux en maintenant l’alternance de la pinède, de la lande et de la pelouse, milieu riche car diversifié. Les bergers ont laissé leurs empreintes jusque sur les troncs des vieux pins. Ils y prélevaient à la hache les torches enrésinées et du bois pour fabriquer les colliers pour le bétail.

A la fin du 19ème siècle, pour irriguer les coteaux du piémont et produire de l’électricité, les lacs glaciaires ont été surélevés et des barrages ont été construits, énormes chantiers qui durèrent plusieurs années et où des milliers de valléens ont œuvré.

La beauté de Réserve naturelle nationale du Néouvielle attire chaque année des milliers de visiteurs. Pour mieux accueillir les visiteurs, organiser l’accueil, réguler la fréquentation et préserver les milieux naturels, dès 1994, un nouveau dispositif d’accueil a été mis en place avec la création du SIVU Aure-Néouvielle en partenariat avec le Parc national des Pyrénées, l’Etat, le Conseil régional Midi-Pyrénées, le Conseil Général des Hautes-Pyrénées.

La circulation sur la  route menant aux lacs d’Aubert et d’Aumar est réglementée. Un système de navette a été mis en place. L’aire de stationnement d’Orédon a été restructurée. Un accueil a été mis en place ainsi que différents services (garderie pour chiens, location de cannes à pêche, sanitaires…).
De multiples itinéraires de randonnée s’offrent aux visiteurs.

La Réserve naturelle nationale du Néouvielle est un territoire fragile et donc protégé. Une réglementation spécifique s’y applique.


La Réserve naturelle nationale d’Ossau

vautour2_P.DunoguiezLa Réserve naturelle de nidification de vautours fauves en vallée d’Ossau occupe des falaises de la rive droite de cette vallée du département des Pyrénées-Atlantiques, à une trentaine de kilomètres au sud de Pau.

Elle comprend deux sites bien distincts constitués de falaises et d’éboulis calcaires, d’une superficie totale de 82 ha, sur des territoires intéressant les communes d’Aste-Béon, de Bielle, de Bilhères et de Castet.

Sa création remonte à 1974, à l’initiative d’associations de protection de la nature et grâce à l’appui des communes concernées. Sa gestion est confiée au parc national.

L’objectif essentiel de la réserve naturelle consiste à favoriser la réussite de la reproduction d’une colonie de vautours fauves.

Le vautour fauve (gyps fulvus) est un des plus grands rapaces français ; envergure jusqu’à 2,80 m, poids moyen de 7 kg.

C’est un charognard se nourrissant quasi exclusivement des animaux morts, qu’il trouve en particulier sur les estives. Son vol majestueux est familier du ciel et de la montagne pyrénéenne, son dernier refuge en France avant qu’il ne soit récemment réintroduit dans les Cévennes puis dans les Alpes.

D._Peyrusque1Animal au comportement grégaire, le vautour fauve vit en colonie. La création de la Réserve naturelle d’Ossau a contribué à fixer, sur les deux falaises d’Aste-Béon et de Castet, près d'une centaine de couples reproducteurs qui nichent.

L’œuf pondu par chaque couple en janvier-février, donne naissance, près de deux mois après à un jeune que ses parents élèvent en lui régurgitant sa nourriture, jusqu’à son premier vol en août.

Quelques autres espèces d’oiseaux de falaises (rapaces, corvidés, passereaux), vivent aussi dans la réserve naturelle.


Deux facteurs sont déterminants pour la réussite de la reproduction du vautour fauve ; une nourriture abondante et une tranquillité constante.

La nourriture a été apportée jusqu'à 1997 dans un enclos en hiver et au printemps, périodes pendant lesquelles le vautour fauve trouve le moins facilement sa nourriture dans la nature, du fait de l’évolution des techniques d’élevage et des règlements sanitaires. Depuis cette date, les oiseaux se nourissent seuls.

La tranquillité ne peut être assurée qu’en évitant le dérangement des oiseaux pendant la période de reproduction ; aussi la pénétration dans la réserve et son survol sont-ils strictement interdits.
L’activité de surveillance qui en résulte s’accompagne d’observations régulières par télescope des différents couples. Ces observations sont précieuses pour la connaissance scientifique de cette espèce, ainsi que dans le domaine pédagogique (expositions, films, publications…). Un programme d'étude est développé depuis 1993.